L’IPT (Taxe sur les Propriétés Immobilières) est la seule taxe qu’un étranger doit payer au Maroc lors de la vente de son bien immobilier.
L’acquisition d’un bien immobilier au Maroc représente une véritable opportunité d’investissement pour les étrangers. Cependant, comme dans tous les pays, le secteur immobilier marocain est soumis à certaines taxes ; celles-ci restent néanmoins identiques pour les Marocains et les étrangers. En effet, dès qu’un ressortissant étranger devient propriétaire, deux taxes locales sont dues au Maroc en raison de la propriété d’un bien immobilier en zone urbaine : la taxe d’urbanisme et la taxe d’habitation. La taxe d’urbanisme s’applique à toutes les constructions et opérations, à l’exception des constructions neuves, qui sont exonérées pendant cinq ans. La taxe d’habitation, ou taxe d’habitation, est une taxe urbaine annuelle due par tout propriétaire d’un bien immobilier destiné à sa résidence principale ou secondaire.
À noter qu’en cas de dépassement du délai de paiement de la taxe d’habitation, le propriétaire s’expose à une pénalité de 10 %, majorée de 5 % pour le premier mois de retard, puis de 0,50 % par mois ou fraction de mois supplémentaire. Il est important de préciser que la taxe d’habitation peut être réglée au point de perception désigné indiqué sur l’avis d’imposition ou en ligne sur le site web www.tgr.gov.ma.
De plus, des frais d’enregistrement sont également à la charge de l’étranger lors de l’acquisition d’un bien immobilier, comme détaillé dans notre article récent.
Taxes à payer lors de la vente d’un bien immobilier au Maroc
La vente d’un bien immobilier au Maroc représente souvent une opportunité de réaliser d’importantes plus-values. Se pose alors la question de la fiscalité de ces plus-values. Que l’on soit résident marocain, Marocain résidant à l’étranger (MRE) ou étranger, le même impôt s’applique : l’IPV (Impôt sur les Plus-values Immobilières). Il concerne la vente de différents types de biens, tels que villas, appartements, locaux commerciaux ou terrains. L’IPV est généralement de 20 %, notamment pour la vente de biens immobiliers (appartements, villas, riads, etc.) et de terres agricoles. Ce taux passe à 30 % pour les terrains non bâtis en zone urbaine. Toutefois, certaines conditions s’appliquent pour bénéficier d’une exonération de l’impôt sur les plus-values immobilières au Maroc.
Voici quelques cas où une exonération de l’impôt sur les plus-values immobilières est actuellement possible, y compris pour les étrangers : la vente a lieu entre époux, entre ascendants et descendants d’une même famille, ou si le bien vendu a constitué la résidence principale du vendeur pendant au moins six ans.




